Des soucis en CUMA? Des solutions existent !

Des soucis en CUMA? Des solutions existent !

Une CUMA est une belle illustration de l’économie du partage et de la mutualisation des biens. En 2015, on compte 12 260 CUMA en France métropolitaine et ce mode de fonctionnement existe depuis le Plan Marshall en 1945. (source).

Néanmoins, certaines de ces CUMA explosent, ou ne peuvent grossir davantage. Ces phénomènes sont notamment dus à des problèmes humains, ou de la paperasse importante que cela engendre. C’est ce que je vais tenter de vous expliquer à travers cet article!

Qu’est ce qu’une CUMA?

Pour commencer, ces 4 lettres signifient « Coopérative d’utilisation de matériel agricole », alias CUMA pour les intimes. Ces sociétés coopératives agricoles offrent un cadre juridique aux agriculteurs qui souhaitent acheter du matériel en commun dans le but de le mutualiser. Une CUMA va permettre de réduire les coûts de mécanisation des exploitations. En effet, l’achat en commun de matériel, et son utilisation partagée, va permettre d’exploiter au maximum la capacité de travail d’un même matériel. Pour finir, l’achat en commun de matériel, permet aux adhérents de disposer d’un matériel innovant et haut de gamme et d’en partager les risques.

Les agriculteurs adhérents d’une CUMA, sont ensuite facturés au prorata de l’utilisation du matériel. Cette utilisation est mesurée pour la plupart du temps en heures, kilomètres, ou en hectares par matériel.

Une CUMA est également un lieu d’échanges, de contacts entre les agriculteurs: ils peuvent, par exemple, échanger de bonnes pratiques, avoir des retours d’expériences sur des nouvelles techniques, expérimenter ensemble, ou tout simplement s’intégrer et éviter l’isolement.

En quelques chiffres, près d’un agriculteur sur deux fait partie d’une CUMA. En moyenne, une CUMA est composée de 25 adhérents, pour 20 matériels. Il existe une Fédération Nationale des CUMA (FNCUMA) qui s’appuie sur un réseau de Fédérations Départementales (FDCUMA) et de  Fédérations Régionales (FRCUMA).  La FNCUMA conduit et coordonne l’ensemble du réseau des CUMA au niveau national. Elle apporte un appui technique, juridique et économique à ses adhérents et assure leur représentation dans les instances nationales.

Équipe FRCUMA Hauts-de-France – AG 2017

Pour résumer simplement et basiquement le fonctionnement d’une CUMA: il y a un président, un trésorier et un ou plusieurs responsables machines. La gestion se fait de manière démocratique, et s’illustre par une égalité des droits des adhérents  (un adhérent = une voix). Le président s’assure du bon fonctionnement, organise régulièrement des AG (Assemblée Générale) pour valider, voter et décider ensemble des budgets, nouveaux investissements, etc… La gestion de la CUMA se fait entièrement bénévolement.

Mais alors? Il est où le problème?

Avec SAMSYS, nous avons beaucoup échangé lors de salons comme le SIMA, Tech’Innov, Futur en Beauce ou lors d’AG de CUMA avec des présidents et des adhérents sur les problèmes rencontrés. Mais également, avec Christophe Guille, le frère d’Olivier qui a travaillé pendant 9 ans en tant qu’animateur à la FRCUMA Hauts-de-France. Lors de ces échanges, nous avons vu que les CUMA étaient parfois concernées par différentes problématiques.

Les unités de calculs

Les CUMA achètent du matériel chez les concessionnaires. Les concessionnaires installent sur les machines des compteurs. Ces compteurs ne sont pas toujours adaptés au matériel, car ils ne permettent pas une facturation cohérente avec l’usure réelle du matériel.

Pire encore, pour deux matériels identiques, deux compteurs d’unités différents seront posés.

Pour finir, certains équipements sont durs à équiper, comme les déchaumeurs, et il n’existe pas de compteurs fiables pour ce type d’équipements.

C’est pourquoi, chez SAMSYS, nous avons développé des compteurs à la carte. C’est l’utilisateur qui choisit comment le compteur compte. Cerise sur le gâteau, on peut compter et mixer plusieurs unités: hectares, temps, distances, nombres de balles, nombre d’épandeurs, etc… Bref, à chacun sa sauce!

Le temps perdu

Qui aime les réunions carnets de travaux ? Le temps perdu par la paperasse ? Personne je pense.

Et oui, car aujourd’hui, la répartition des charges de mécanisation fonctionne dans la plupart des cas avec des carnets de notes. Le principe ? Un carnet placé sur chaque matériel. Chaque adhérent marque et note l’utilisation qu’il fait au fur et à mesure. Et à la fin ? Il y a une personne de la CUMA, qui récupère ces carnets, et qui fait le bilan pour facturer au prorata de l’utilisation. En moyenne, il y a 25 adhérents et 20 matériels par CUMA : ça peut faire beaucoup de lignes à compter !!!

Autre perte de temps, par exemple, le père d’Olivier, a déjà passé plus d’une heure à trouver une machine qu’il avait réservée dans sa CUMA : la machine avait été prêtée sans le renseigner dans le planning de réservation; Par conséquence, on ne savait plus qui avait eu la machine en dernier.

Avec notre logiciel SAMSYS, nous géolocalisons toutes les machines en temps réel. Tous les adhérents de la CUMA y ont accès et peuvent ainsi retrouver les machines. Notre logiciel répartit également les charges de mécanisation de manière automatique grâce à nos compteurs. Dans le cas, par exemple, d’une presse à balles rondes, nos compteurs peuvent facturer en fonctions des hectares et du nombre de ballots.

La fiabilité des informations

Comme indiqué précédemment, la saisie de l’utilisation du matériel se fait à travers des carnets de notes sur les machines. Saisie qui se fait avec confiance. Oui, mais voila, un carnet ça se perd, ça se dégrade, ça peut prendre l’eau. Qui n’a pas souvenir de faire sécher des carnets de notes au coin du feu ?

Les adhérents peuvent réaliser des erreurs de saisies. Des erreurs peuvent être aussi commises durant la lecture des informations lors de la facturation.

Résultat des courses ? Des problèmes humains apparaissent: suspicion de tricherie, sentiment de trop payer, manque de transparence, désaccords, tensions, etc… Voila comment une CUMA peut exploser! Ces problèmes humains sont généralement la raison pour laquelle certains agriculteurs ne souhaitent pas travailler en CUMA.

Avec SAMSYS, nous souhaitons nous placer en tiers de confiance pour l’ensemble des membres de la CUMA. Nos compteurs répartissent la charge de manière automatique et équitable de la même manière pour chaque adhérent, avec des unités de mesure adaptées: hectares, temps, distances, ballots, tour de tapis, etc…

 

Voici une brève introduction au monde des CUMA et à une petite partie de leurs problèmatiques. Nous souhaitons avec SAMSYS apporter une pierre à cet édifice en essayant de soulager les CUMA de tâches contraignantes et chronophages, tout en essayant d’éviter au maximum les tensions humaines. Le coté humain est le ciment de cette économie du partage.

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